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Archives par categorie: Correspondances transfrontalières


Aurélien Biscaut, secrétaire général de la Mission opérationnelle transfrontalière

« Sur le plan européen, la coopération transfrontalière a passé un cap »

Transfrontalier

Ancien directeur de l'agence d'urbanisme Lorraine Nord Agape, Aurélien Biscaut a pris en avril 2019 la fonction de secrétaire général de la Mission opérationnelle transfrontalière (MOT). Il a organisé le premier Border’s Forum, qui réunira 700 participants en ligne les 9 et 10 novembre. Co-organisé par la Commission européenne et le Comité européen des régions, l’événement abordera la question des frontières et des territoires frontaliers dans un contexte de crise.

Qu’attendez-vous du Border’s Forum qui s’ouvrent ce lundi ?

Ce premier forum poursuit trois objectifs. Il s’agit d’abord de montrer que le transfrontalier joue un rôle central dans les politiques publiques et leur accompagnement européen. Les territoires de zones transfrontalières représentent 30 % de la population européenne. Même s’ils sont complexes et dispersés, ils constituent une partie de la solution des problématiques communautaires. L’Europe se fait dans ces territoires.

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François Grosdidier, maire de Metz, président de Metz Métropole

« Je souhaite que d’avantage de Messins travaillent au Luxembourg »

Luxembourg - Sarre - Metz - Université

Ancien fonctionnaire territorial, François Grosdidier a obtenu son premier mandat local 1989 en devenant conseiller municipal de Metz à l’âge de 28 ans.

Successivement vice-président du conseil régional de Lorraine (de 1992 à 2004), député de la Moselle (de 1993 à 1997, puis de 2002 à 2011), maire de Woippy (de 2001 à 2017), conseiller général (en 2011), puis élu sénateur de la Moselle en 2011, il est depuis cet été maire de Metz et président de Metz Métropole.

Le nouvel édile livre à Correspondances son approche de la coopération transfrontalière.

Vous situez-vous dans la continuité de votre prédécesseur Dominique Gros dans vos relations avec le Luxembourg ?

Je me situe en rupture, car je ne considère pas que le Luxembourg nous porte un préjudice qui demanderait réparation. Je ne suis pas dans ce type de rapports, alors même que le Luxembourg assure des revenus à 100.000 Mosellans dont 5.000 Messins et 7.000 métropolitains. Sans ces emplois, nous serions moins prospères ou en plus grande difficulté.

Je souhaite que d’avantage de Messins travaillent au Luxembourg. Nous conservons un taux de chômage de 10 %, alors que nous disposons de deux marchés de l’emploi. Nous devrions donc avoir l’un des taux de chômage les plus bas du pays. Ma préoccupation est que les travailleurs frontaliers puissent continuer à travailler au Luxembourg tout en vivant à Metz et dans la métropole, ce qui suppose des modes de transport et de locomotion plus fluides.

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Jean-Claude Moretti, vice-président du conseil de développement durable de Metz Métropole

« L’interdépendance des territoires frontaliers est désormais visible »

Transfrontalier - Luxembourg - Metz - Interviews - Ressources humaines - Services

Inspecteur général de l’administration départementale, Jean-Claude Moretti a assumé les responsabilités de directeur adjoint, puis de directeur de l’Etablissement public d’aménagement Alzette-Belval jusqu’en 2015. Aujourd’hui retraité, il poursuit son travail de rapprochement transfrontalier dans le cadre du conseil de développement durable de Metz Métropole.

Constituée de bénévoles, cette instance a questionné durant plusieurs mois une trentaine de navetteurs de l’agglomération messine travaillant au Luxembourg avant d’appeler les institutions et les élus à se saisir de leurs préoccupations.

Qu’avez-vous appris de vos recherches et de vos échanges sur la réalité vécue par les habitants de l’agglomération messine vivant au Luxembourg ?

Nous nous sommes appuyés sur des statistiques de l’Insée, des coupures de presse et des chiffres des administrations luxembourgeoises pour pouvoir fournir à l’exécutif des données chiffrées (1). Grâce aux échanges avec des travailleurs frontaliers, nous avons constaté des pratiques que nous ne connaissions pas. Par exemple, les navetteurs achètent essentiellement du tabac, de l’alcool et des carburants au Luxembourg, mais ils fréquentent peu les commerces locaux. En revanche, ils sont de plus en plus nombreux à y prendre leurs rendez-vous médicaux, car l’attente y est beaucoup moins longue qu’en France. Les jeunes fréquentent de plus en plus les équipements culturels luxembourgeois. Et la légalisation du cannabis au Grand-Duché entraînera certainement de nouveaux flux.

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Michel Kalika, président du Business Science Institute

« Lors de notre semaine internationale à Wiltz, il ne manquera que l’informel »

Luxembourg - Grandes écoles - Management - Ressources humaines

Professeur émérite à l’IAE Lyon School of Management et ancien directeur de l’IAE de Strasbourg, Michel Kalika préside aujourd’hui le Business Science Institute, un programme international d’Executive DBA basé au Luxembourg. Implanté au château de Wiltz, au Luxembourg, l’institut organise du 28 septembre au 1er octobre 2020 sa Semaine internationale, qui se tiendra pour la première fois à distance.

Quels seront les temps forts de la Semaine internationale du BSI ?

Le 1er octobre, nous accueillerons pour notre conférence de clôture Yves Pigneur, professeur à HEC Lausanne, qui figure dans le classement des 50 premiers penseurs mondiaux du management. Le BSI le nommera à cette occasion docteur honoris causa. Cette distinction honorifique nous permet de rendre hommage à cet auteur traduit en 30 langues, publié à 10 millions d’exemplaires et dont se revendiquent cinq millions d’utilisateurs. C’est la première fois que nous accueillons une personnalité de cette envergure, qui a su démontrer que la recherche académique en management porte des fruits.

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Frédérique Seidel, secrétaire générale de l’Université de la Grande Région

« Nous avons tant besoin d’étudiants européens ! »

Transfrontalier - Bade - Wurtemberg - Lorraine - Luxembourg - Sarre - Wallonie - Grandes écoles - Université

Ex-coordinatrice du réseau de villes Quattropole, puis directrice du GIP Interreg Saarland-Moselle-Lorraine-Westpfalz, Frédérique Seidel assume depuis 2016 la fonction de secrétaire générale de l’Université de la Grande Région (UniGR).

Ce groupement de six universités implantées dans quatre pays (*) a renforcé ses coopérations durant la crise sanitaire. Soutenu par l’Union européenne, il contribue à la visibilité de la Grande Région tout entière.

Pourquoi l’UniGR s’est-elle ouverte cet été à la grande école de sciences appliquée htw saar?

Il ne s’agit pas d’une adhésion, mais d’une convention avec un partenaire naturellement transfrontalier. La htw saar a créé 12 cursus transfrontaliers pionniers qui s’ajoutent aux 18 que proposaient déjà les membres fondateurs. Cette offre unique en Europe contribue non seulement à la visibilité de l’Université de la Grande Région, mais aussi, à celle de la Grande Région elle-même.

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Après la crise sanitaire, la coopération sarro-mosellane se remet sur les rails

Transfrontalier - Moselle - Sarre - Projets urbains - Université

Ministre-président de la Sarre, Tobias Hans a dédié son premier déplacement hors frontières à Patrick Weiten, président du conseil départemental de la Moselle. Empreinte d’amitié et d’émotion, la visite a permis aux deux hommes de tirer les enseignements d’une crise sanitaire qui a entravé l’unité sarro-mosellane et de retravailler le tracé d’une coopération renforcée.

A l’issue de la matinée de travail organisée à Metz le 26 juin 2020, Patrick Weiten, président du conseil départemental de la Moselle et Tobias Hans, ministre président de Sarre, ont tenu des propos d’une tonalité inhabituelle lors d’une conférence de presse.

 « Tu as sauvé la vie de Mosellans. » Patrick Weiten.

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