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A propos de Correspondances

Nancy Braun, directrice générale d’Esch2022, capitale européenne de la Culture

« Maintenant, il faut avancer »

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Grande connaisseuse de la scène culturelle luxembourgeoise, Nancy Braun dirige depuis novembre 2018 le projet « Esch2022, capitale européenne de la Culture ». Ancienne coordinatrice générale adjointe de « Luxembourg et Grande Région, capitale européenne de la culture 2007», directrice administrative et financière du Barreau de Luxembourg, puis coordinatrice générale du Demokratesch Partei – DP, elle met ses compétences au service d’un projet phare : Esch2022 doit mettre en lumière la métamorphose d’Esch-sur-Alzette, mais aussi faire rayonner les perspectives d’avenir d’un territoire englobant le sud du Grand-Duché et la bande frontalière du nord lorrain.

A quoi le label « Capital européenne de la culture » peut-il servir ?

Il doit d’abord servir à changer l’image d’Esch-sur-Alzette et à repositionner la région du sud Luxembourg sur le plan national et international. Ce territoire est à l’origine d’une grande partie de la richesse du Luxembourg. Il a connu des hauts et des bas et se trouve aujourd’hui en pleine transformation. L’outil culturel peut contribuer à cette évolution. Belval, son université, ses institutions, constituent un exemple de reconversion formidable et trop peu connu. Le futur du Luxembourg s’y joue.

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Julia Hartnik, co-fondatrice de K8 – Institut für strategische Ästhetik

«  Dans les années 20, l’électrification a suscité autant de  bouleversements que le digital aujourd’hui »

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Après des études de lettres à Bordeaux, un diplôme de management culturel à Berlin, Julia Hartnick a assuré des fonctions de coordinatrice en Moselle et en Sarre. En 2015, elle a cofondé avec Soenke Zehle K8 – Institut für strategische Ästhetik, un think tank scientifique et culturel sans équivalent en Allemagne. Emanation de l’académie d’art sarroise Bildenden Künste Saar (HBK), la structure de 9 salariés étudie l’impact de la digitalisation sous un angle pluridisciplinaire. Après le projet Resonanzen, consacré à l’architecture sarroise de l’immédiat après-Guerre, K8 entend démontrer avec « Maschinenraüme » (la Salle des machines) les étonnantes corrélations entre les années 1920 et 2020.

K8 est partenaire de l’exposition « Les années 20 en Sarre », qui s’est ouverte ce 19 octobre 2019 au musée historique de la Sarre (1). En quoi cette participation consiste-t-elle ?

Nous apportons quatre modules à l’exposition. La station « électrification » invite le visiteur à entrer dans une station d’électricité pour percevoir les notions de réseaux et d’interdépendance qui sont apparus à cette époque. La station « cinéma du vingtième siècle » montre la richesse de l’offre cinématographique des années 20 : en trois ans de recherches, nous avons trouvé la trace de plus de 700 films projetés à Sarrebruck, qui vont du divertissement aux productions internationales en passant par les documentaires ou les films expérimentaux.

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Uschi Macher, directrice de la coopération culturelle internationale au ministère de la Culture de la Sarre

« Tout ce que l’on peut réaliser ici peut être un exemple pour l’Europe »

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Originaire de Felsberg, près de Sarrelouis, francophile, francophone et frontalière dans l’âme, Uschi Macher est devenue la « Madame France » du ministère de la Culture de la Sarre, auquel elle apporte depuis plus de 30 ans son énergie, son pragmatisme et son idéalisme. L’ancienne chargée des relations publiques du faïencier Villeroy & Boch est entrée en fonction au Land de Sarre en 1983, et s’estime toujours aussi chanceuse d’exercer un métier où elle n’a pas à choisir entre les Beaux-arts, la littérature, la musique, le théâtre ou le patrimoine pour assouvir une passion intacte.

La Sarre assume depuis début 2019 la présidence de la Grande Région. Comment comptez-vous réveiller la dimension culturelle de cette organisation ?

Pendant quatre ans, l’espace culturel de la Grande Région, structure juridique qui réunit les administrations culturelles de ses six composantes, n’a pas été très visible. Cette année et l’an prochain, nous allons relancer des conférences thématiques sur les questions de la musique, de la littérature des beaux-arts ou du travail de mémoire.

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Tobias Bütow, secrétaire général de l’OFAJ

« Les comités de jumelage ont besoin d’intégrer de nouvelles générations »

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Historien et politologue de formation, Tobias Bütow, né en 1978 à Magdebourg, en Saxe-Anhalt, assure depuis mars 2019 le secrétariat général de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ), dans l’attente de la nomination imminente de son homologue français. Ex-directeur du Centre International de Formation Européenne (Cife) de Nice, où il a entre autres mis en place un programme d’études méditerranéennes, et cofondateur du centre culturel franco-allemand de Nice, il aborde sa mission à l’OFAJ dans un esprit d’ouverture et de continuité.

Ce vendredi 11 octobre s’ouvre à Baunatal, en Hesse, un congrès franco-allemand organisé par l’OFAJ sur le thème des jumelages. Qu’attendez-vous de cette conférence ?

Autant les grands traités comme celui de l’Elysée ou, tout récemment, celui d’Aix-la-Chapelle, ont joué un rôle structurel dans le rapprochement et la convergence entre Etats, autant les jumelages ont joué un rôle historique dans les rapprochements interculturels entre les citoyens. Sur le plan mondial, les 2 200 jumelages franco-allemands constituent un miracle politique. L’un des objectifs de notre rencontre en Hesse sera de promouvoir la représentation des jeunes. Les comités de jumelage ne manquent ni d’expertise, ni d’enthousiasme, mais ils ont besoin d’intégrer de nouvelles générations.

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Sigrid Jost, cofondatrice du Saarländisches Filmbüro

« Le film raconte mieux que le livre l’industrie lourde de la Grande Région »

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Sigrid Jost était déjà une professionnelle de l’audiovisuel lorsqu’elle a cofondé en 1988 le Saarländisches Filmbüro pour favoriser la production indépendante régionale. Haut lieu de la coopération transfrontalière en matière de cinéma et d’audiovisuel, l’association basée à Sarrebruck conserve 3.500 films en lien avec la Grande Région consultables à des fins de recherche.

Passionnée par les identités régionales, Sigrid Jost trouve dans la Grande Région un espace riche et diversifié en phase avec son militantisme transfrontalier.

Le Saarländisches Filmbüro compte mettre en ligne d’ici à la fin de l’année un répertoire documenté des films et documentaires sarrois, lorrains, belges et luxembourgeois consacrés à l’histoire industrielle de la Grande Région. Pourquoi avoir engagé cette démarche ?

Cette mission nous a été confiée par le ministère sarrois de la Culture et de la formation dans le cadre du projet Interreg Pierres numériques, avec Image Est côté français. Nous travaillons sur ce thème depuis plus de vingt ans.

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Joëlle Smadja, directrice de Pôle Sud

« Dans le Rhin supérieur, la culture ne fait pas peur »

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Directrice de Pôle Sud depuis 2011, Joëlle Smadja assure la programmation de ce centre de développement chorégraphique national depuis son ouverture. Implanté dans le quartier strasbourgeois de la Meinau, cet espace de danse atypique d’une capacité de 300 places accueille en permanence 12 artistes en studio et programme chaque année une quarantaine de spectacles. Frontalier de l’Allemagne, Pôle sud reflète les courants qui parcourent la scène chorégraphique transfrontalière et internationale.

Pôle sud organise ce vendredi 13 septembre une « soirée cadeau » à l’occasion de ses trente ans. Cette manifestation revêt-elle une dimension transfrontalière ?

Pas spécifiquement. Nous rendrons hommage à nos spectateurs en les invitant à la plage – en l’occurrence, une ancienne gravière où danseurs et musiciens proposeront une fête. Cette nuit transfigurée, dont le programme reste une surprise, accueillera sans doute aussi des visiteurs allemands, puisque qu’elle aura lieu à deux kilomètres de la frontière, mais nous n’avons pas prévu de dimension explicitement transfrontalière.

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